Intrusive Igneous Rocks

You bought a star in the sky tonight
Because your life is dark and it needs some light
You named it after me, but I’m not yours to keep
Because you’ll never see, that the stars are free

Oh we don’t own our heavens now
We only own our hell
And if you don’t know that by now
Then you don’t know me that well

- Marina & the Diamonds-

Don’t give me love, don’t give me faith
Wisdom nor pride, give innocence instead
Don’t give me love, I’ve had my share
Beauty nor rest, give me truth instead

-

A kite above a graveyard grey
At the end of the line far far away
A child holding on to the magic of birth and awe

Oh, how beautiful it used to be
Just you and me far beyond the sea
The waters, scarce in motion
Quivering still

At the end of the river the sundown beams
All the relics of a life long-lived
Here, weary traveller rest your wand
Sleep the journey from your eyes

Good journey, love, time to go
I checked your teeth and warmed your toes
In the horizon I see them coming for you

The mermaid grace, the forever call
Beauty in spyglass on an old man’s porch
The mermaids you turned loose brought back your tears

-Nightwish-

Intrusive Igneous Rocks

You told me that they ask you

crowns of gold and silver
castles of marble and emerald
tears of pearls and diamonds

I love diamonds

as they shine in the morning light
as they beckon your eyes on my hand
as they glitter with purity and innocence

But I don’t ask you for anything

for all the gifts you may bestow to me
I thank you

But I don’t ask you for anything

but the infinite horizon
but the mountain’s side
but the lonely plains

I can live without feathers and silks
I can live without computers and phones
I can live without cars and airplanes

But I cannot exist without

those luscious green forests
those unattainable snowy peaks
those ever gushing mountain rivers

the air in my lungs
the sunlight on my skin
the wind in my hair

If you want to woo me
If you want to court me
If you want to seduce me

Forget about those ecologically destructive roses
Forget about those blood stained diamonds
Forget about those polluting glittering cars

Give me hope for this world
Give me care for this world
Give me fuel to save this world

The destruction
The toxic clouds
The wasted rivers

The blood spilling from her heart
The darkness spilling in her eyes
The fumes gathering into her bosom

My life is tied to hers
My heart is tied to hers
My existence is tied to hers

Just like yours
Just like ours
Just like theirs

Greedy
Fools
Corrupted

They say that soon

we will need ten planets
we will need a miracle
we will need magic

to survive in this

destructive
toxic
selfish

lifestyle.

We are the damned generation
We are the zombie sheep generation
We are the foolish selfish generation

Let it all burn
Let it all overflow
Let it all melt

Does it really matter?

As long as I can enjoy my favorite tv show
As long as i can lie inside my warm bed
As long as I can buy buy buy buy

Buy the stars
Buy the galaxies
Buy the universe

And let’s see if you can really own it.

A small little comet
A small little splash
A small little giant tsunami

And we’ll see what matters
And we’ll see what happens
And we’ll see who survives

There won’t be anyone left to twitter
There won’t be anyone left to poke
There won’t be anyone left to like

Let’s see who will comment on your status
Let’s see who will comment on your wall
Let’s see who will comment on your pictures

Pictures of decay
Pictures of destruction
Pictures of dismay

Then maybe you’ll see that what doesn’t matter are

All those rotten luxuries
All those selfish comforts
All those needless desires

Or maybe you won’t

Therefore,

Don’t give me things
Don’t give me poison
Don’t give me plague

Silence.

Oh well,

It seems I silenced you
It seems I scared you
It seems I’ve desiccated you

Flee
Run
Hide

Too bad for you.

I’m looking for a warrior
I’m looking for a savior
I’m looking for a human

And I will not shut up

Until the truth is in your eyes
Until the reality is in your eyes
Until the resolve is in your eyes

To fight for Us.

Side by side
Back to back
arm to arm

Fight for freedom
Fight for Truth
Fight for beauty

for our world

from us
from humanity
from inhumanity

for us
for them
for her.

If you can’t realize it
If you can’t see it
If you can’t understand it

forget about me.

My intensity scares you
your neutrality dismay me.

My passion fighters you
your apathy appalls me.

My steadfastness startles you
your indifference sickens me.

Mayhap,

we should part way
we should shake hands
we should say farewell

I cannot live without pondering
I cannot live without reacting
I cannot live without fighting

Whether it’s with my words
Whether it’s with my actions
Whether it’s with my keyboard

One way or the other

We have to resist
We have to withstand
We have to stand up

or else

Molten rocks
Gushing magma
Intrusive igneous rocks

And silence.

défi personnel d’écriture: La plage

Bonsoir cher(e)s lecteurs et lectrices,

Ce soir, je me suis défiée d’écrire au moins 500 mots sur un thème choisit au hasard. J’ai ouvert un livre qui traînait à côté de moi et le premier mot qui s’est imposé à mes yeux était mon thé et titre du soir. Donc, comme vous pouvez le constater, je suis tombée sur le mot ‘plage’. Ce n’est pas trop mon genre de thème mais bon. Un défi c’est un défi. Au début, à 125 mots, je n’étais pas trop inspirée et je me demandais comment réussir à 500 mots. Et puis, l’histoire m’a emmenée loin, très loin, et j’ai été choquée de voir que je suis arrivée à presque 1500 mots. Je crois que j’ai été traumatisée par ce chiffre à cause de la nouvelle que je devais écrire pour mon cours  : elle devait faire 1500 mots maximum et minimum. J’ai vraiment eu du mal à me limiter mais en refaisant ce genre d’exercice, je comprends mieux comment gérer une histoire avec peu de mots.

BREF. Je vous laisser lire mon petit texte mais garder en tête le fait que je viens de l’écrire donc je n’ai pas édité et relu pendant des heures. Je n’ai fait qu’une petite relecture et correction d’orthographe, grammaire et conjugaison. C’est un texte écrit sous pression et publié sous pression pour voir ce dont je suis capable. N’hésitez pas à me donner votre avis.

Petite dédicace à Nightwish et leur magnifique nouvel album Imaginaerum qui m’a servi de bande son pour vous pondre ce humble petit texte.

La plage

Le vent souffle à travers la chevelure dorée de la petite fille.
Ses boucles s’emmêlent et se défont alors qu’elle garde le regard rivé vers l’horizon.
Quelles hardies mouettes lancent leur cri plaintif mais l’enfant ne lève pas ses yeux vers celles-ci.

Caroline tient dans sa main droite un livre qui s’effeuille lorsqu’elle desserre un peu ses mains. A quelque pas d’elle une longue jetée est mangée par les vagues.
Elle sait très bien qu’elle ne devrait pas être ici. Mais pour une fois, la petite fille modèle veut arrêter d’être sage.

Une fois de plus, on s’est moqué de ses tâches de rousseurs. On lui a tiré les cheveux et même renversé son berlingot de thé froid sur elle. Caroline serre les poings en se souvenant du ricanement de ses petites camarades et cette phrase assassine qu’on lui a lancé.

Est-ce vraiment sa faute que sa mère est morte? Elle oublie les longues semaines passée à aller la visiter à l’hôpital. Elle se souvient seulement de ce soir où excédée par ses maladresses, sa mère lui avait dit qu’un jour elle finira par la tuer.

Caroline renifle alors qu’une larme glisse sur son visage. Elle lui pique la peau alors que la gifle. Elle s’avance un petit peu sur la plage de rochers contre lesquels les flots s’écrasent. Son papa lui a souvent dit de ne pas venir ici seule, mais il lui a aussi appris comment poser ses pieds pour ne pas tomber la tête première.

Elle veut s’approcher le plus possible de l’onde menaçante. Une fois perchée sur le dernier rocher qui sépare la terre de l’écumante mer, elle tend le livre qui est malmené par la bourrasque.

Ce livre, Caroline l’a dérobé à Eva, la cheffe de tous ses camarades. C’est elle qui a envoyé sa horde contre la petite fille. Il a suffi d’un regard moqueur pour que cette dernière se rende compte de la raison de son malheur. Comme une bête traquée par des fauves, elle a appris à frôler les couloirs et passer inaperçu.  Comme une créature sauvage obsédée par sa propre survie, elle a observé son bourreau. C’est ainsi qu’elle a remarqué ce livre qu’Eva lit dès qu’elle a un moment.

Une fois le magot chipé, instinctivement, les pas de Caroline l’ont menée à cette plage désertée.

Utilisant toute sa force, elle élance son bras pour envoyer le livre voler avec les mouettes et s’écraser avec l’écume. Caroline ferme les yeux et retient sa respiration. Dans le vacarme maritime, elle ne l’entends pas tomber. Elle ouvre ses yeux et scrute les flots sous ses pieds. Surprise, elle fait un pas en arrière et manque de tomber.

Une silhouette s’élève des eaux et flotte en face d’elle. Caroline est pétrifiée:

- Qui êtes vous?

La créature lui sourit. Son visage de créature de conte de fée se mue en celui de la mère de Caroline.

- Je suis la protectrice de toutes les petites filles du monde.

L’enfant frissonne mais se rend tout de même rassuré par le sourire familier de l’inconnue. Est-ce une fée ? Est-ce une sorcière ? Ou même la princesse des sirène ? La petite fille l’ignore mais elle lui fait confiance.

- Pourquoi vous êtes là? Est-ce que vous êtes venue m’aider?

Souriant encore, la créature se rapproche de Caroline. Sa longue robe nacrée qui l’enveloppe jusqu’au bout des pieds frôle les rochers. Comme les boucles de l’enfant, ses cheveux son épars dans le vent. Sous son bras, le livre d’Eva est glissé contre son buste.

- Je suis venue te sauver Caroline. Tu as été désobéissante. Et tu étais sur le point de commettre un acte… très méchant.

L’enfant fronce les sourcils. Elle était tellement sûre d’avoir été la victime de cette terrible meute de cruels enfants. Elle était seulement en train de se sauver, se défendre d’une manière ou d’une autre. Comme si elle pouvait entendre ses pensées, la belle dame secoua la tête négativement. Confuse, Caroline baisse les yeux sur ses souliers vernis.
Mais après quelques instants, elle relève la tête:

- Est-ce que vous avez froid sans vos chaussures et avec cette robe?

Malgré l’étrange situation, la curiosité naturelle de la petite fille pointe le bout de son nez. La femme  part d’un éclat de rire:

- Non, je n’ai pas froid mais je sais que tu commence à regretter d’être venue ici sans ton ciré. Les fées n’ont jamais froid.

L’enfant hoche la tête. Elle a lu beaucoup d’histoire sur les fées et les elfes. Ils font bien plus partie de son monde que ces hommes politiques sur lesquels vocifère son père.

- Est-ce que vous êtes ma maman?

Une ombre de tristesse glisse sur le regard argenté de la fée et ébouriffe l’enfant du bout de ses doigts.

- Non, je ne suis pas ta mère mais je sais qu’elle te manque et que tu es triste.

Caroline renifle et a presque envie de sucer son pouce comme quand elle était toute petite. Mais elle sait qu’elle est grande maintenant et les grandes filles ne sucent pas leur pouce. Elle a envie de retourner chez elle où doit l’attendre impatiemment son papa et s’enfouir dans son lit avec ses peluches et le parfum de la nuit.

La fée lui tend le livre qu’elle avait voulu engloutir sous l’océan.

- Demain, tu dois rendre ce livre à Eva. Tu sais que quand elle a trop froid la nuit, ces histoires lui permettent d’oublier que ses parents n’ont pas assez d’argent pour payer le chauffage.

Caroline écarquille les yeux et en oublie de renifler. Elle n’avait jamais pensé qu’Eva puisse souffrir de quoi que ce soit. Dans sa tête, c’était une méchante qui voulait seulement la faire pleurer et la pousser. La fée penche son visage vers celui de l’enfant et soutient son regard limpide:

- Tu es une gentille petite fille, je le sais. Eva a été très méchante avec toi mais tu ne dois pas être comme elle.

Les larmes coulaient de plus belle, impuissante Caroline rétorqua:

- Mais ils sont tellement méchants! Ils n’arrêtent pas de me tirer les cheveux et faire tomber mes affaires.

La fée se perche sur le rocher de l’enfant et l’enveloppe de ses bras. Sur son dos, Caroline peut voir de délicate et dentelées ailes qui se meuvent doucement.

- Ils sont méchants mais toi tu ne l’es pas. Evite les le plus possible et il faut que tu parles à ta maîtresse et ton papa.

Les yeux embués de larmes, l’enfant secoua la tête:

- Mais ils seront encore plus méchant après!

La fée la dévisagea avec une tendresse maternelle et avec assurance répondit:

-Si tu parles à ton papa, je te promets que personne ne reviendra t’importuner. Avec ma baguette magique, je ferai en sorte que plus personne ne le fasse. Mais pour que je puisse faire cela, tu dois être sage et courageuse.

Le soleil va bientôt terminer sa course et plonger dans l’océan. Il ne reste que peu de minute avant que l’obscurité vienne envelopper la plage. La fée sait que l’enfant devrait rentrer avant la nuit.

- Est-ce que tu tiendras aussi ta promesse Caroline ?

La petite fille hoche la tête et reprend le livre. La fée l’ébouriffe une fois de plus et se dissipe dans la bourrasque.  Caroline reste une poignée de minute à observer l’horizon et espérer revoir cette présence rassurante. C’était la première fois depuis longtemps qu’elle s’était fait une amie et elle regrette de ne pas avoir pu lui demander de revenir un jour. Le soleil embrase l’océan alors qu’il termine son voyage. Après un dernier regard pour l’horizon, la petite fille crie :

- Merci madame la fée !

Et s’en va rapidement à travers les rochers comme une chèvre dans un sentier de montagne. A la maison, son père inquiet l’attend au pas de la porte. Elle accepte sans se renfrogner les admonestations de son père et s’excuse pour son escapade. Alors qu’ils sont assis à table, à mi-voix, Caroline se confie à son père au sujet de ses camarades de classe. Honteuse, elle n’ose pas tout lui raconter. Elle voit bien que ses confidences attristent son père. Il lui promet que demain tout ira mieux et qu’il parlera à sa maîtresse. Et si les choses continuent, elle pourra même changer de classe et d’école. La petite fille est tellement rassurée qu’elle en termine son assiette avec appétit.

Après leur souper, avant de s’assoupir, elle scrute l’obscurité de sa chambre. Alors qu’auparavant, elle l’imaginait grouillant de monstres et de terribles ogres, elle sait qu’il y aussi des fées dans les recoins de la pièce. Avant de s’endormir, elle se promet de rendre ce livre à Eva le lendemain et faire de son mieux pour être gentille et courageuse.

Mes émotions pour m’inspirer et la musique

Cher(e) lecteurs et lectrices francophones,

je m’excuse mais je ne vais pas traduire mon article précédant en français parce que je doute pouvoir traduire parfaitement la citation de Pearl S. Buck. Je vais juste vous résumer ma pensée en quelques mots et vous rajouter un bonus qui ne sera abordé qu’en français.

Donc, comme le sujet l’indique je vous parle de ces émotions déchirantes qui me permettent de m’inspirer et écrire. Je dois avouer que, des fois, je me fais  (et même à mon entourage) peur avec l’intensité de mes émotions. Je ressens tout trop fortement. Je me suis beaucoup demandé si je n’avais pas un problème d’ordre psychologique mais je vous rassure… Je suis tout simplement hypra-sensible. Et je ne suis pas la seule. Cette sensibilité est liée à ce besoin dévorant de créer à partir de ces émotions violentes. Et je crois que c’est ce qui me permet de ne pas devenir vraiment folle.

J’ai vécu certaines pacotilles comme si c’était la fin du monde ou comme si c’était le plus beau jour de l’humanité. Il paraît que je fais peur quand je suis amoureuse par mon intensité et les petites étoiles dans mes yeux. Pour arriver à harmoniser ma vie, je dois créer pour sortir toutes ces émotions. Une fois qu’elles sont collées sur le papier, je suis en paix ou presque. Généralement, c’est direct: j’écris et je suis libre de ces émotions.

Et j’en viens à croire que cette sensibilité m’a été donnée pour que je puisse encore mieux créer. A ce stade, je ne fais qu’écrire des passages émotionnels sans forcément qu’ils soient constructifs ou faisant partie d’un écrit un peu plus conséquent. Enfin, si on ne compte pas ma poésie.

Donc, mon prochain but est de réussir à utiliser ces écrits émotionnels pour en faire un écrit complet ou juste un bon passage ou même un personnage.  Ce qui me retient c’est la peur de la réception: peur d’être jugée et surtout d’être mal comprise. La deuxième n’est pas seulement un problème d’une bonne maîtrise de l’écriture ou pas, c’est plutôt influencé par la perception du lecteur… Et là, je n’ai aucune influence, je n’y peux rien.
Donc, comme ma très chère correctrice me le dit souvent: ‘Tais toi et écris!’

Et, elle n’a pas tort. Je vais tout simplement écrire.

Et vous savez ce qui m’aide à me lâcher?

  1. Ecrire au milieu de la nuit
  2. Ecrire dans la pénombre
  3. Le café
  4. Une bonne musique

Evidement, le point 4 peut élever des points éthiques sur lesquels je ne vais pas me pencher parce que c’est trop tard (s’inspirer de l’art de quelqu’un d’autre pour créer… Après tout, il n’y a pas que la fanfiction qui fonctionne ainsi !)

Je veux juste vous parler brièvement, car ce post devient trop long et il est trop tard, de deux groupes qui m’inspirent énormément ces derniers temps. C’est deux tous récents albums.

Tout d’abord, j’ai beaucoup écrit ce soir en utilisant Electra Heart de Marina and the Diamonds. J’adore cette chanteuse, sa voix est tellement évocatrice et ce qu’elle dit est tellement en lien avec mon vécu et mes propres réflexions sur la société. Je vous le conseille chaudement. Il y a rien de mieux pour danser ou tout simplement se perdre dans ce monde qu’elle crée.

En parlant de monde, encore plus entraînant est l’album Imaginaerum de Nightwish. Le premier soir où je l’ai entendu, je l’ai écouté d’une traite et je me suis perdue. C’était comme si je m’étais échappée dans un autre monde. Chaque piste est une perle et une autre réalité. Certaines chansons sont inquiétantes, d’autres entraînantes et d’autres encore tout simplement fascinante. Je pourrai écrire tellement en écoutant cet album et sans forcément suivre l’histoire dans le texte des chansons. Ça évoque des bribes d’histoires qui sèchent dans un coin de mon cerveau poussiéreux. C’est un album magnifique pour s’évader, rêver et créer…

La musique me permet de m’isoler, de créer des atmosphères et je pense bien que je ne suis pas la seule. Et cet isolement et inspirations rendent plus facile mon glissement vers mes personnages et mes histoires.

Merci pour la musique…

Inspiring emotions

For the truly creative mind in any field is no more than this – a human creature born abnormally, inhumanly sensitive.

To him a touch is a blow, a sound is a noise, a misfortune is a tragedy, a joy is an ecstasy, a friend is a lover, a lover is a god, and failure is death.

Add to this cruelly delicate organism the overpowering necessity to create – to create – to create – so that without the creating of music or poetry or books or buildings or something of beauty and meaning, his very breath is cut off from him.

He must create. He must pour out creation. By some strange unknown pressing inward urgency he is not really alive unless he is creating.
– Pearl S. Buck

This quote by Pearl S. Buck really expresses the relationship between my perception of life and my writing. I feel too much, my senses are heightened and often people are surprised at my reaction. I’m not saying that I’m bipolar or crazy, I’m just sensitive. And I’m convinced that my sensitivity has a purpose: to help me create.

When emotions tumble around inside of me, at first, I cannot write or even make sense of it all. But once the ordeal is over I can rise above it and write like I’ve never written before. All that I’ve felt, bled and cried can finally be at rest as I type or write.

My new challenge is to translate all thise ‘emotional’ writing into a well rounded story or at least an excerpt. The main difficult arises from the fear of opening myself to my reader. All those emotions and thoughts are burried inside and I treasure them. Why am I afraid? Perhaps I don’t want to be judged or missunderstood. I think the latter is more scary than the first. I guess it’s not only about penmanship but also about how the reader wants to perceive what you’ve written.

My dearest editor often tells me to shut up and just write. And she’s so damn right!

So maybe the only way I have to face this new challenge is just write, it doesn’t matter if I’m wrong or right, if my character is too much like that estranged friend or if I’m merely talking about myself.

I will just write; After all, it would be a waste to go through such a roller coaster of emotions and pain without being able to use it for something worth it.

Quite the hero

28/01/12

You think you’re quite the hero

As you walked away
As you faded away
As you ran away

To fight Evil wherever you find it
To fight Evel however you can
To fight Evil in every waking moment

in distant lands
in warn torned lands
in forgotten lands

You liked the beautiful words I gave you
You liked the compliments I gave you
You liked the attention I gave you

Until it became real
Until it became a relationship
Until it became a responsability

And then,

You hid
You lied
You ran

Oh I should at least thank you

For the parting words
For the courage to face me
For the heroic words

You’re only a shadow
You’re only a glimpse
You’re only a mimick

of the man I thought you were
of the man I dreamt you were
of the man I wished you were

There was potential
There was truth
There was intention

Your soul is beautiful
Your heart is beautiful
Your face is beautiful

but you are a coward
but you are weak
but you are vain

They said you basked in my attention
They said you fed on my care
They said you used my love

I believed they were wrong
I prayed they were wrong
I wished they were wrong

But they were so right…

I was a fool
I was a child
I was in love

But now I know

I was saved
I escaped
I am free

This abundance of love
This supernova of love
This fountain of love

is not lost

You were never mine
You were never here
You were never the one

The one who deserves all this
The one who deserves my healing
The one who deserves my love

I am the one

Who deserves my love
Who deserves this healing
Who deserves it all

I loved
I faced
I triumphed

Like a real warrior queen
Like a real shield maiden
Like a real shining star

I shall forgive you one day
But tonight I only forget about you.

Only you

My Love,
My Heart,
My All,

Have I deceived you?
Have I forgotten you?
Have I lost you?

I was so angry
I was so sad
I was so bitter

Like a child

who had lost his favorite toy
who had been refused a treat
who had lost his mother

I’ve been wandering aimlessly
I’ve been burning and grieving
I’ve been smothering my inner light

Punishing myself

By depriving myself from my Solace
By depriving myself from my Absolution
By depriving myself from my Home.

Forgive me
Shelter me
Wait for me

Even when I turned myself away from You
Even when I cursed You in silence
Even when I ignored You

You didn’t leave me
You didn’t forget me
You didn’t lead me astray

You kept on shining on me
You kept on steering me
You kept on cradling me

until I woke up
until I grew up
until I stood up

To bow
To prostrate
To melt

into your warm embrace
into your boundless embrace
into your soothing embrace

Oh dearest Love
Oh dearest Heart
Oh dearest God

Forgive me

for tarnishing this light
for tarnishing this life
for tarnishing this body

It is all Yours

and You are My Home
and You are my Creator
and You are My Destination

How can express

this gratitude
this thankfulness
this blessedness

I was seeking
I was begging
I was crying

You are the One I was looking for
You are the One I was longing for
You are the One I was dying for

Nothing
No place
No one

Can fill this little box
Can fill this endless universe
Can fill this human heart

Only You
Only You
Only You

L’Adieu

L’Adieu

Pourrais tu renoncer, pour moi, à l’amour de tes rêves ?
Pourrais tu renoncer, pour moi, à la grandeur de ton roi ?
Pourrais tu renoncer, pour moi, à son courage et à sa valeur ?

Moi qui ne suis qu’un homme de passion
Moi qui ne suis que l’ombre de sa royauté
Moi qui ne suis que celui qui t’a aidée à survivre

Je ne suis pas fort.
Je ne suis pas fiable.
Je ne suis pas parfait.

Si tu veux je me tairai
Si tu veux ton regard je le fuirai
Si tu veux je m’en irai

Oui, lui, est à ta hauteur.
Oui, lui, sera capable de te protéger.
Oui, lui, est aussi parfait que le soleil.

On dit que je ne suis pas un vrai homme;
On dit que je ne sais pas me battre;
On dit que je ne suis pas un fils de roi;

Mais moi je t’ai protégée de la solitude.
Mais moi je t’ai tenu la main à la porte de la mort.
Mais moi je t’ai suivi jusqu’en Enfer.

Je ne t’ai jamais rien demandé
Je ne t’ai jamais suppliée
Je ne t’ai jamais emprisonnée

Je te connais forte
Je te connais fragile
Je suis fière de toi

Bientôt tu seras reine…

Moi je disparaîtrai, avec la guerre, dans la nuit.

Tu vivras en paix.
Vous vivrez en paix.
Enfin dans ce monde s’étendra la paix.

Tu es l’âme de mon coeur.
Tu es le coeur de mon âme,
Maintenant tu le sais.

Délicate guerrière,
Puissante princesse.
Déesse de ma vie.

Silencieuse guérisseuse,
Redoutable capitaine,
Reine de ma vie.

Intrépide voyageuse,
Tendre mercenaire,
Fée de ma vie.

La guerre est fini.
Nous avons réussi,
Notre but est accompli;

Mais le rêve est terminé.
Notre amitié s’est envolé,
Chacun a reprit son rôle.

Tu retrouveras ton roi,
Tu retrouveras ton rang,
Je retrouverai l’ombre.

Tu vas rejoindre un homme
Qui n’a jamais vu tes larmes
Qui n’a jamais vu ta haine
Qui n’a jamais vu tes yeux emplis de peur.

Qu’importe!

Il sera mieux qu’un vagabond,
Il sera mieux qu’un rêveur,
Il sera mieux qu’un poète.

Mais je ne peux pas partir,
Tourner le dos sans soupirs.
Ça sera comme un mensonge.

Toi qui a partagé mon sang,
Toi qui a partagé mon souffle.
Toi qui a partagé mes rêves.

- Notre union de l’esprit,
- Notre union chimérique,
- Notre union, si fragile…

Même si un jour ils condamnent ton passé,
Même si un jour ils te mèneront au bûcher,
Même si un jour il t’enverrons à l’éternité,

Moi, qui connais ton secret,
Moi, qui connais tes intentions,
Moi ,qui connais la pureté de tes actes,

Rappelles toi que :
Moi, je suis fière de toi
Alors que s’envolera ton âme :
Moi, je suis fière de toi
Alors que tu quitteras notre terre :
Moi, je suis fière de toi

Plus que ma mère,
Plus que ma soeur,
Plus que mon épouse,

Ton âme se tissera sur la mienne.
Ton sang se mêlera au mien.
Tes rêves se réaliseront dans les miens.

Mon corps accueillera ton âme.
Mes poumon accueilleront ton souffle.
Mes yeux accueilleront ton esprit.

Moi vivant, tu vivras…

Je t’aime comme je t’ai aimée,
aimer sans posséder,
aimer sans parler.

Mais ça tu le sais…

Ainsi le vagabond prend congé de La Reine.
Ainsi le vagabond prend congé de cette ville
Ainsi le vagabond prend congé de sa chimère…